Ateliers Traduire L'Europe

ATELIERS TRADUIRE L’EUROPE

Dans le cadre du réseau EMT et avec le soutien de la DGT de la Commission Européenne, le D-TIM a organisé deux journées d’études intégrant le programme des ateliers “Traduire l’Europe”.

La première journée d’études “Interculturalité, traduction et interprétation : le cas des réfugiés et des demandeurs d’asile” a eu lieu le 09/10/18. Cette rencontre sur la traduction et l’interprétation comme phénomènes interculturels cruciaux dans le cas des réfugiés et des demandeurs d’asile associait des participants provenant d’horizons divers (universitaires spécialistes de sociologie, de linguistique, de traduction, d’interprétation ; professionnels de la traduction et de l’interprétation ; formateurs de traducteurs et d’interprètes). Elle s’intéressait aux enjeux de la formation et de la recherche des traducteurs et des interprètes depuis des perspectives complémentaires et variées, à l’image des disciplines enrichissant le champ traductologique. Elle a eu lieu en cinq langues (français, anglais, allemand, espagnol et LSF) et était interprétée en LSF. Ses trois principaux axes étaient les suivants : les problèmes de terminologie et de définition posés par les notions et les concepts de l’immigration ; la communication multilingue avec les réfugiés et les demandeurs d’asile ; la formation et l’expérience des traducteurs et des interprètes en contexte de crise migratoire. 

La seconde journée d’études “La traduction littéraire et Sciences Humaines et Sociales à la rencontre des nouvelles technologies de la traduction : enjeux, pratiques et perspectives” a eu lieu le 7/02/20. À une époque où les technologies de la traduction sont devenues le quotidien du traducteur, et où la traduction automatique neuronale est à l’origine de changements de grande ampleur dans le métier du traducteur, l’atelier rassemblait des enseignants de Masters de traduction professionnelle, des chercheurs s’intéressant à la traduction littéraire ou SHS et/ou aux technologies de la traduction (traduction automatique, en particulier traduction neuronale, outils de TAO, corpus), des membres de la DGT, et des traducteurs professionnels spécialisés en traduction littéraire ou SHS, afin d’échanger des idées et des méthodes sur la manière dont les technologies de la traduction peuvent se réconcilier avec des domaines qui sont habituellement considérés comme « trop  » créatifs pour la machine .L’atelier avait pour objectif de présenter, y compris aux étudiants, une panoplie d’outils (technologiques et méthodologiques), depuis plusieurs perspectives, pour travailler sur des projets impliquant des technologies de la traduction et une vaste gamme de textes (issus notamment du domaine SHS ou littéraire). Les atouts et les faiblesses des moteurs de traduction automatique ont également fait l’objet des réflexions de cette journée.